12 juin 2016 - Judo : Francis Baiget range son kimono

Judo francis baiget range son kimono 160612Fort en gueule, ses vociférations légendaires pour rappeler à l'ordre un judoka resteront dans les mémoires, mais plus encore sa bonhomie, sa sincérité, sa simplicité. Francis Baiget, contraint et forcé en raison de problèmes physiques, quittera les tatamis à l'issue de sa dernière remise de ceintures mercredi au dojo. Préparez vos mouchoirs, une page de la vie sportive et associative trébéenne se tournera dans quelques jours!
Francis, le Catalan de Lerida, a su se faire adopter par les Audois. Arrivé tout jeune avec sa famille de l'autre côté des Pyrénées, le garçonnet débute le judo à l'âge de 10 ans à Perpignan. Remarqué pour ses qualités et son potentiel, ceinture noire en poche, il rejoint le Bataillon de Joinville puis embraye par l'Insep à Vincennes où il obtient son brevet d'État en vue de devenir professeur. C'est Paul Andrieu, le gourou du judo dans l'Aude, qui le fit venir alors à Carcassonne, puis Gérard Lagarde, autre figure, à Trèbes en 1979.
Dans les préfabriqués du FJEP, Francis Baiget commença avec trois élèves avant que naisse le dojo départemental. Ses compétences, avérées par les résultats flatteurs de l'équipe de France de judo et en particulier d'un certain David Douillet, firent rapidement grimper les effectifs pour arriver jusqu'à 230 licenciés : «Dans ces années «90», le judo était aussi le seul club d'arts martiaux et assimilés à Trèbes», se souvient-il.
L'heure des bilans
Le bilan de Francis Baiget est éloquent : quarante années consacrées à l'apprentissage de cette discipline venue du Japon, plus qu'un sport, par ses principes, une école de la vie. Plus de 300 ceintures noires à mettre à son actif, les deux dernières seront décernées mercredi, en même temps que la médaille de la ville par le maire pour tous les services rendus à la jeunesse du coin. Adrien Pavia, le frère d'Automne, prendra sa succession à la rentrée prochaine. Un lourd héritage dont il espère se montrer digne. Quant à Francis et Patricia, toujours là pour le seconder, ils aspirent à une retraite paisible dans les Pyrénées-Orientales. La boucle est ainsi bouclée !

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