27 mai 2016 - La sécurité citoyenne s’appelle eyesHelp

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securité citoyenne sapelle eyeshelp 160507Carcassonne et Trèbes disposeront bientôt des services de la plateforme eyesHelp. Une application pour smartphone qui se veut «citoyenne de sécurité».
Eyeshelp, «l'application citoyenne de sécurité» c'est sous ce vocable que les initiateurs ont officialisé, hier, leur partenariat avec les villes de Carcassonne et de Trèbes. Sept autres communes (Pezens, Cazilhac, Villeneuve-les-Montréal, Fontiès d'Aude, Roullens, Montréal et Fontiès-Cabardès) devraient bientôt rejoindre ce quarteron qui disposera de ce singulier logiciel.
Pour ses promoteurs, eyesHelp est «un réseau d'entraide solidaire et réactif» qui dispose de quatre grandes fonctions : alerte les secours en cas d'urgence médicale ou d'agression, signaler une personne disparue Et mieux encore : prévenir la plateforme de la présence d'un individu suspect.
Anthony Pedrero, l'un des co-fondateurs de eyesHelp estime que «l'application est d'utilité publique». En retour les Helpers, donc ceux qui auront téléchargé l'application sur leur smartphone, obtiendront en retour de la plateforme municipale des informations (rues barrées pour cause de travaux, accidents, inondations...)
«Pas question de dénoncer mais d'informer»
Les Helpers qui pourront se retrancher derrière un anonymat numérique seront-ils eux-mêmes surveillés ? Les concepteurs de l'application l'assurent, un modérateur veillera au grain.
EyesHelp permet également d'envoyer des photos. «Sans parler de délation, cela permet de dénoncer», estime sans ambages Yazid Laredj, l'adjoint en charge de la sécurité auprès de la ville de Carcassonne. Avant d'expliquer que «les services de la ville disposeront d'informations en temps réel. Ce qui nous permettra d'être plus réactifs».
Et quid des informations qui viendront alimenter cette plateforme ? Les développeurs du système assurent qu'elles sont stockées et «sécurisées» sur des serveurs. Selon les concepteurs, tous les garde-fous juridiques sont respectés.
Caution morale de eyesHelp, Jean-Marc Bloch, ancien commissaire de police, estime de son côté qu'il n'est «pas question de dénoncer mais d'informer». La frontière est pour le moins ténue.
L'application sera en fonction d'ici le 13 juin. Les Helpers et leurs messages iront donc sur la plateforme de la police municipale et pris en charge par deux agents. A eux de faire le tri, entre information et délation, et, le cas échéant de faire intervenir, là, la police municipale, là, les services techniques.
En attendant eyesHelp souhaite tisser sa toile ailleurs. D'autres communes comme Bram, Lavalette, Rustiques pourraient céder aux charmes d'un Big Brother version 2.0 !
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Le chiffre
500 € Par an. La plateforme mise à la disposition de la ville de Trèbes sera facturée 500 euros pour l'année.

http://www.ladepeche.fr/article/2016/05/27/2352844-la-securite-citoyenne-s-appelle-eyeshelp.html