Non à l'oubli, Soyons des passeurs de mémoire !

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FullSizeRender CopierA l'initiative du Souvenir Français, une plaque commémorative vient d'être apposée sur le mur de l'immeuble "l'Ambulance" dans le centre ancien, rue de Strasbourg.

 

Ce site qui abrite un logement social depuis 56 ans, a été lors de la Première Guerre Mondiale, l'hôpital auxilliaire n°16, lieu de convalescence des soldats qui avaient été soignés à l'Hôpital central de Carcassonne.

"Un hôpital à Trèbes, dès le 26 septembre 1914"..."Devant le désastre humain des premières semaines de guerre, les structures hospitalières militaires et civiles traditionnelles n'y suffisent plus. Une mobilisation générale a lieu pour tenter de prendre en charge ces milliers de blessés, la Société française de Secours aux Blessés Militaires (S.S.B.M.), future "Croix Rouge", et les bénévoles sont mis à contribution.

A Trèbes, comme partout, un comité local s'organise à l'initiative d'Antoinette Jougla, l'épouse du Maire, François Jogla, le minotier, qui a été élu en 1910. Elle a 38 ans et une bonne dose de volonté. Elle recrute autour d'elle ses amies, ses connaissances, son personnel...

Un local est trouvé, grâce au concours des autorités religieuses, ce sera l'école "libre" Saint Charles, rue des Fargues (aujourd’hui rue de Strasbourg)

On rassemble du mobilier qu'on installe dans les salles de classes. Il y aura 25 places et il sera fonctionnel à partir du 26 septembre. Les bonnes volontés n'ont pas chômées. L'hôpital auxiliaire n° 16  (de l'Aude) est né. Il fonctionnera jusqu'au 19 novembre 1916. En un peu plus de 2 années, ce furent 344 blessés ou malades qui ont été soignés dans cet établissement...".

Le Maire, Eric Ménassi, le Président d'Habitat Audois, Robert Alric, Régis Burger, Président de l'Amicale des porte-drapeaux, le Sénateur Roland Courteau et la Sénatrice Gisèle Jourda, prenaient tour à tour la parole pour évoquer ce devoir de mémoire auquel la municipalité trébéenne est très attachée.